Si son nom fut longtemps oublié au seul profit de son célèbre mari Fernand, Nadia Léger (1904-1982) fut pourtant une grande artiste dont le style oscille entre réalisme socialiste, cubisme et suprématisme. Immigrée russe, résistante durant la Seconde Guerre mondiale, Nadia fut jusqu’à sa mort une stalinienne convaincue et une fervente militante communiste, aveugle aux atrocités du régime. Après des études d’art à Smolenk où elle croise les précurseurs de l’abstraction, dont le suprématiste Kazimir Malevitch, elle se forme à l’école des beaux-arts de Varsovie, où elle côtoie l’avant-garde artistique polonaise, avant de débarquer à Paris en 1925 et de s’inscrire à l’Académie d’art moderne de Fernand Léger et Amédée Ozenfant. Là, elle se lie à l’avant-garde parisienne (Kandinsky, Mondrian, Arp, etc.), dont l’influence se ressent dans son œuvre. Très vite, elle devient l’assistante et la muse de Fernand Léger, à qui elle vouera le reste de sa vie.
Avec son édition tenant lieu de catalogue, Beaux Arts Éditions revient sur son itinéraire, depuis son village natal biélorusse à Paris, les influences qu’elle a subies et les communautés artistiques qu’elle a côtoyées. Et tente de donner quelques clefs pour comprendre l’œuvre complexe d’une artiste libre et engagée.
Exposition au musée Maillol,
du 8 novembre 2024 au 23 mars 2025





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